Mes écrits, relations entre hommes, l'amour n'a pas de sexe.
Pour unique réponse, il déposa ses mains sur mes tempes, ce contact fut léger comme une plume, doux comme la soie et chaud comme un brasier.
Simplement, le choc qui s’en suivit, fut si brutal que je fus pris de tremblements incontrôlables, mes mains pressant ma tête maintenant martelée d’images entrecoupées qui s’assemblaient au fur et à mesure.
.......
« La musique d’un piano venait à mes oreilles, je m’approchai de la provenance de cette mélodie cristalline, douce et harmonieuse.
Je fermis les yeux pour apprécier ce moment, le bruit des vagues se mélangeant avec le son du piano.
Ma respiration était sereine, mes muscles se décontractaient, mon corps se mit à bouger tout seul. Je me mis à danser : mon bras se soulevant, ma main effleurant délicatement mon visage puis mes bras allant vers l’horizon pour se rejoindre se resserrant sur mon torse, j’avais l’impression d’être en plein vol.
Après quelques minutes, la musique s’était arrêtée, je rouvris les yeux et remarqua que le pianiste en question me regardait danser les yeux brillants. »
« Quand j’ouvris la porte pour découvrir ma nouvelle mission imposée par Zrak, le boss des anges en quelque sorte, quelle ne fut pas ma surprise d’y trouver le pianiste.
Lorsqu’il tourna la tête pour découvrir qui avait fait irruption dans la pièce, mes joues se colorèrent et mon cœur ne fit d’un bond dans ma poitrine.
Waouh, splendide, pensai-je.
Je fus interrompu dans mes pensées par Zrak.
Neven, voici ton nouveau coéquipier Vahe. Vous aurez besoin d’être deux pour cette mission....
Seulement, mon esprit ne l’écoutait déjà plus depuis longtemps répétant son prénom inlassablement Vahe, un prénom mélodieux ressemblant à sa musique. »
« Je t’aime tellement que ça en devient insupportable de te le cacher, pourtant, il le faut, je ne veux pas que tu t’attaches à moi… en faite, non… ce n’est pas ça… c’est moi, j’ai peur qu’après avoir gouté au fruit défendu que sont tes lèvres et ton corps si tentants à mes yeux, je ne puisse m’en passer.
Alors, je préfère essayer de t’oublier, oublier ce désir qui me ronge depuis la première fois où mes yeux se sont posés sur toi. Mon corps, mon cœur, mon âme n’ont pas résisté et sont tombés fous de toi à la seconde où ton regard bleu à croiser le mien ; je fus électrisé, foudroyé par l’amour envahissant tout mon être. »
« -Non… Vahe… on sera morts s’ils le découvrent.
-Neven, je t’aime, je ne peux rien contre ce sentiment irraisonné.
Je sais qu’il nous ait interdit de nous aimer, pour les anges l’homosexualité est condamné à mort le plus souvent, cependant même en pensant à cette idée je préfère passer le plus de temps à t’aimer en pensant qu’à chaque moment je peux mourir que ne jamais t’avoir aimé.
Sur ces mots, il emprisonna ma bouche dans un baiser pleins de tendresse, d’amour et de douceur. »
« -Neven, je sais. Dit Zrak.
-Quoi, donc ? Fis-je le plus sereinement possible.
-Je sais que tu l’aimes et que lui aussi je ne l’ai dit à personne car je tiens à toi comme à un fils. Je te donne cette mission pour t’éloigner de lui comme on le dit loin des yeux loin du cœur, il le faut, je ne veux pas que vous mouriez, ne baisse pas les yeux, tu m’entends ? Zrak avait élevé la voix.
-Je sais que ce n’est pas bien que l’on pourrait mourir mais je ne peux pas....
Je pris ma tête entre mes mains et fondit en larmes, sous le coup de l’émotion je m’effondrai à genoux.... Il est le seul homme que j’ai jamais aimé de toute ma vie céleste, je ne pourrais jamais l’oublier même si mon corps est loin de lui, mon cœur restera pour toujours avec lui. »
Puis, les images s’estompèrent et la douleur moins vive, je pus rouvrir les yeux revenant au présent.
Entre temps, l’homme m’avait pris dans ses bras pour contrôler mes spasmes.
Ma tête était appuyée contre son torse, mon oreille collée prés de son cœur : « Bouboum, bouboum… », Le chant magnifique de la vie.
Je relève les yeux vers son visage et l’admire… mon ange.
Et dans un souffle, un doux murmure, je prononce son prénom.
« -Vahe. »
Ensuite, épuisé par tous ces événements, je sombre dans mon sommeil.