Mes écrits, relations entre hommes, l'amour n'a pas de sexe.
Les semaines passent et cette occasion n'arrive pas. Je perds espoir de pouvoir enfin l'approcher un jour.
Mes dessins s'en ressentent, ils sont tous pleins de désespoir, de souffrance, de détresse; voilà les mots qu'avaient employé mon professeur.
Et oui! Quand nous dessinons nous livrons aussi ce que l'on ressent : nos sentiments aussi bien la joie que la tristesse, notre âme se reflète dans nos dessins.
Enfin... Heureusement, que beaucoup ne savent pas interpréter un dessin comme mon professeur, je ne voudrais pas être lu comme dans un livre ouvert.
Il est toujours sur ce banc, je donnerai cher pour savoir ce qu'il écrit, pour rien qu'une fois lui parler, j'ai de plus en plus envie de le connaître. J'ai besoin de lui cela parait étrange car à part le regarder, je ne sais rien de lui.
Je deviens fou à rester cloîtré ici. Il faut que je prenne l'air, je sens que ma tête va exploser à force de réfléchir à me concentrer sur ces fichus dessins. Je n'arrive même plus à dessiner, dans mes dessins le bonheur n'y figure plus, ils sont remplis de désarroi, d'une sensation de mélancolie au point que je n'ose plus toucher à mes crayons.
Je descends les escaliers, ces fameux escaliers où je l'ai rencontré, la première fois où mon coeur a battu aussi fort pour quelqu'un, ma tension était à son maximum, mes battements de coeur incroyablement puissants. Cela faisait plusieurs jours que je n'avais pas mangé, j'en avais perdu l'appétit.
Ann et Derek s'inquiétaient beaucoup pour moi, j'essayai de leur sourire le plus possible mais je n'arrivais pas à les duper, ils me connaissent que trop bien, je commence à descendre les escaliers puis tout devient flou, ma vue se brouille, je suis pris de vertiges, j'essaye de me rattraper à la rambarde mais mon corps ne suit plus, je m'écroule et je dévale quelques marches. Je ne suis plus qu'à moitié conscient, le temps passe des secondes... des minutes. Je ne sais plus trop. Le temps s'est arrêté. J'ai mal.
Puis une sensation de chaleur s'empare de moi, je sens des mains puis des bras puissants me soulever, ma tête s'appuie machinalement contre cette personne, je me blottis dans ses bras et je m'endors.
Je me réveille à l'infirmerie, j'étais un peu troublé de me trouver ici, je ne me souviens plus comment je suis arrivé. Je me redresse difficilement ayant un mal de dos atroce puis des images me reviennent.
Etait ce un rêve? Où est-ce vraiment Peter qui m'a emmené ici?
Impossible! Ce n'était qu'un rêve!Un merveilleux rêve, où il m'avait porté jusqu'ici puis j'avais senti ses douces lèvres se poser sur mon front, il avait l'air tellement réel. En pensant à cela, je soupirais de bonheur en me disant que tout cela pouvait bien arriver puis en réfléchissant à la personne qu'était Peter, je me mis à rire, je devenais vraiment fou un garçon comme Peter était dans son monde il n'aurait pas fait attention à moi.
En m'entendant rire, l'infirmière s'approcha de moi.
-Ah! Te voilà enfin réveillé! Tu as eu de la chance que quelqu'un te trouve dans les escaliers et t'emmène ici. Je t'ai apporté un plateau repas, il faut que tu manges.
- Heu... excusez-moi mais qui m'a porté jusqu'ici?
-Et bien... un jeune homme très gentil, il avait l'air très inquiet pour vous. A part ça, je ne peux pas vous en dire plus.